


Ces poésies et courts récits sont écrits dans un langage entre français et italien, dont on a gardé «les fautes».
Ce sont autant de possibilités ouvertes sur un entre-deux du langage, des possibilité de dire avec une certaine sonorité, de faire passer le sens par une sensation du mot avant l’obligation de son sens littéral.
Comme le titre l’indique, ces textes sont amenés à être dits, prononcés et parfois le son qu’ils fabriquent peut prendre sa liberté sur la rigidité de la langue.
C’est la sensation de se fondre dans la matière grumeleuse et humide de la terre. C’est cette indistinction soudaine entre les parois de la roche et celles de son propre corps. C’est le besoin de chanter un amour pour des lieux, le besoin d’accompagner de mots ce qui ne trouve pas sa place dans le langage de tous les jours. C’est le point de départ de rituels qui n’existent plus, et la tentative de les faire émerger autrement et ailleurs.
Lecture de poèmes écrits et performés par l’auteure Émilie Saccoccio
Autoproduction